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By: fghe gdfsfs

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Sunday, 26-Aug-2012 20:49 Email | Share | | Bookmark
Ceux qui avaient conservé leurs coupons

Ceux qui avaient conservé leurs coupons ou acheté ceux de Danglars se regardèrent comme ruinés etpassèrent une fort mauvaise nuit.Le lendemain on lut dans le Moniteur:«C'est sans aucun fondement que le Messager a annoncé hier la fuite de don Carlos et la révolte de Barcelone.«Le roi don Carlos n'a pas quitté Bourges, et la Péninsule jouit de la plus profonde tranquillité.«Un signe télégraphique, mal interprété à cause du brouillard, a donné lieu à cette erreur.»Les fonds remontèrent d'un chiffre double de celui où ils étaient descendus.Cela fit, en perte et en manque à gagner, un million de différence pour Danglars. doudoune moncler prix
«Bon! dit MonteCristo à Morrel, qui se trouvait chez lui au moment où on annonçait l'étrange revirement deBourse dont Danglars avait été victime; je viens de faire pour vingtcinq mille francs une découverte quej'eusse payée cent mille.Que venezvous donc de découvrir? demanda Maximilien. Le comte de MonteCristo, Tome III Je viens de découvrir le moyen de délivrer un jardinier des loirs qui lui mangeaient ses pêches.»LXIILes fantômes.À la première vue, et examinée du dehors, la maison d'Auteuil n'avait rien de splendide, rien de ce qu'onpouvait attendre d'une habitation destinée au magnifique comte de MonteCristo: mais cette simplicité tenait àla volonté du maître, qui avait positivement ordonné que rien ne fût changé à l'extérieur; il n'était besoin pours'en convaincre que de considérer l'intérieur. En effet, à peine la porte étaitelle ouverte que le spectaclechangeait. moncler doudouneprix M. Bertuccio s'était surpassé luimême pour le goût des ameublements et la rapidité de l'exécution: commeautrefois le duc d'Antin avait fait abattre en une nuit une allée d'arbres qui gênait le regard de Louis XIV, demême en trois jours M. Bertuccio avait fait planter une cour entièrement nue, et de beaux peupliers, dessycomores venus avec leurs blocs énormes de racines, ombrageaient la façade principale de la maison, devantlaquelle, au lieu de pavés à moitié cachés par l'herbe, s'étendait une pelouse de gazon, dont les plaques avaientété posées le matin même et qui formait un vaste tapis où perlait encore l'eau dont on l'avait arrosé.Au reste, les ordres venaient du comte; luimême avait remis à Bertuccio un plan où étaient indiqués lenombre et la place des arbres qui devaient être plantés, la forme et l'espace de la pelouse qui devait succéderaux pavés.Vue ainsi, la maison était devenue méconnaissable, et Bertuccio luimême protestait qu'il ne la reconnaissaitplus, emboîtée qu'elle était dans son cadre de verdure.L'intendant n'eût pas été fâché, tandis qu'il y était, de faire subir quelques transformations au jardin; mais lecomte avait positivement défendu qu'on y touchât en rien. taille moncler
Bertuccio s'en dédommagea en encombrant defleurs les antichambres, les escaliers et les cheminées.Ce qui annonçait l'extrême habileté de l'intendant et la profonde science du maître, l'un pour servir, l'autrepour se faire servir, c'est que cette maison, déserte depuis vingt années, si sombre et si triste encore la veille,tout imprégnée qu'elle était de cette fade odeur qu'on pourrait appeler l'odeur du temps, avait pris en un jour,avec l'aspect de la vie, les parfums que préférait le maître, et jusqu'au degré de son jour favori; c'est que lecomte, en arrivant, avait là, sous sa main, ses livres et ses armes; sous ses yeux ses tableaux préférés; dans lesantichambres les chiens dont il aimait les caresses, les oiseaux dont il aimait le chant; c'est que toute cettemaison, réveillée de son long sommeil, comme le palais de la Belle au bois dormant, vivait, chantait,s'épanouissait, pareille à ces maisons que nous avons depuis longtemps chéries, et dans lesquelles, lorsque parmalheur nous les quittons, nous laissons involontairement une partie de notre âme.Des domestiques allaient et venaient joyeux dans cette belle cour: les uns possesseurs des cuisines, et glissantcomme s'ils eussent toujours habité cette maison dans des escaliers restaurés de la veille, les autres peuplantles remises, où les équipages, numérotés et casés, semblaient installés depuis cinquante ans; et les écuries, oùles chevaux au râtelier répondaient en hennissant aux palefreniers, qui leur parlaient avec infiniment plus derespect que beaucoup de domestiques ne parlent à leurs maîtres.La bibliothèque était disposée sur deux corps, aux deux côtés de la muraille, et contenait deux mille volumes àpeu près; tout un compartiment était destiné aux romans modernes, et celui qui avait paru la veille était déjàrangé à sa place, se pavanant dans sa reliure rouge et or.De l'autre côté de la maison, faisant pendant à la bibliothèque, il y avait la serre, garnie de plantes rares ets'épanouissant dans de larges potiches japonaises, et au milieu de la serre, merveille à la fois des yeux et de Le comte de MonteCristo, Tome III l'odorat, un billard que l'on eût dit abandonné depuis une heure au plus par les joueurs, qui avaient laissémourir les billes sur le tapis.Une seule chambre avait été respectée par le magnifique Bertuccio.


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